
Jonathan Gervais-Hupé, candidat au programme de doctorat en sciences de la réadaptation à l’École de réadaptation de l’Université de Montréal, soutiendra sa thèse intitulée :
Dans quelle mesure les pratiques et les politiques des milieux offrant des services de physiothérapie sont-elles alignées avec les besoins des personnes vivant avec de la douleur chronique?
Date : le vendredi 9 octobre 2026, à 13h
Lieu : local 536 du 7077, avenue du Parc et en ligne :
https://umontreal.zoom.us/j/87148367884?pwd=NGJwyq3DIE9pJSYAufE4aspQh5sQJW.1
ID de réunion : 871 4836 7884 Code secret : 127759 No pour se joindre par téléphone : 1 438 809 7799
Résumé
La douleur chronique constitue un enjeu de santé publique majeur et affecte significativement le bien-être physique, psychologique et social des personnes. Parmi les différentes approches de soins et services de santé disponibles pour aider les personnes qui présentent de la douleur chronique, la physiothérapie est parmi les plus fréquemment utilisées. Il est recommandé que les services de physiothérapie répondent aux besoins des personnes vivant avec de la douleur chronique. Pour ce faire, il est impératif que les pratiques et les politiques de ces milieux offrant ces services soient alignées avec ces besoins. Cette thèse avait donc pour objectif principal d’examiner dans quelle mesure les pratiques et politiques des milieux offrant des services de physiothérapie sont alignées avec les besoins des personnes vivant avec de la douleur chronique au Québec. Pour répondre à cet objectif, un devis mixte séquentiel exploratoire, comprenant deux phases, a été utilisé. La phase A, soit une étude qualitative utilisant un devis descriptif-interprétatif, a permis de comprendre les besoins des personnes vivant avec de la douleur chronique à l’égard des services de physiothérapie au Québec. La phase B, une enquête organisationnelle transversale, dont le questionnaire a été construit à partir des résultats de la phase A, a servi à décrire les pratiques et les politiques des milieux québécois offrant des services de physiothérapie aux personnes vivant avec de la douleur chronique. Lors de la phase A, des entrevues individuelles ont été réalisées avec 27 personnes vivant avec de la douleur chronique et ayant consulté en physiothérapie. Les résultats de cette phase ont permis d’identifier 12 besoins et de les regrouper sous quatre thèmes centraux : être respecté(e) dans une relation empathique et humaine / recevoir le soin dont vous avez besoin / souhaiter un environnement chaleureux, accueillant et adapté / sentir que l’organisation se soucie de vous. Ces besoins ont ensuite été utilisés pour construire un questionnaire d’enquête utilisé à la phase B. Pour cette seconde phase, 153 milieux offrant des services de physiothérapie aux personnes vivant avec de la douleur chronique ont été sondés (94 cliniques privées, 35 groupes de médecine familiale (GMF), 24 hôpitaux/centres de réadaptation). Les résultats de cette phase ont notamment démontré que les cliniques privées offraient généralement par des environnements moins médicalisés, des délais d’attente plus courts et des heures d’ouverture étendues. De plus, la plupart des GMF offraient principalement des services médicalisés et interprofessionnels, avec des séances plus longues et des salles privées. Enfin, de nombreux programmes de douleur chronique au sein des hôpitaux et des centres de réadaptation combinaient une expertise interprofessionnelle avec des interventions de groupe et des approches corps-esprit. L’intégration des résultats des deux phases a démontré que les pratiques et les politiques d’aucun des milieux offrant des services de physiothérapie ne sont pleinement alignées avec les besoins des personnes. Elle met en lumière la complexité de répondre aux besoins des personnes, alors que les pratiques et les politiques des milieux offrant des services de physiothérapie semblent davantage façonnées par des impératifs organisationnels et systémiques, qu’alignées sur les besoins des personnes.
